Préparation mentale course à pied : 5 erreurs qui sabotent votre performance
Découvrez les 5 erreurs mentales les plus fréquentes en course à pied et trail qui sabotent vos performances, et comment les éviter avec la préparation mentale.
Clément MEROT
4/3/20264 min read
Introduction : pourquoi vos performances stagnent malgré un bon entraînement
Votre préparation physique est au point. Votre volume d'entraînement est bon. Votre nutrition est maîtrisée. Et pourtant, le jour J, vous ne performez pas comme prévu.
Le problème n'est pas votre corps. C'est votre mental.
Voici les 5 erreurs mentales les plus fréquentes que je vois chez les coureurs et traileurs, et comment la préparation mentale peut les corriger.
Erreur #1 : fixer un objectif lointain sans étapes intermédiaires
L'erreur typique : "Mon objectif c'est un marathon dans 6 mois" ou "Je vise un ultra en octobre". Et entre aujourd'hui et ce jour-là : rien.
Pourquoi ça sabote votre performance : votre système dopaminergique ne sait pas gérer les récompenses lointaines. Plus votre objectif est distant, moins votre cerveau libère de dopamine, moins vous êtes motivé à agir aujourd'hui.
Résultat : votre motivation s'effondre après 2 mois. Vous sautez des séances. Vous procrastinez. Vous vous dites "j'ai le temps".
La solution en préparation mentale :
Découpez votre objectif en étapes mensuelles et hebdomadaires. Créez des jalons dopaminergiques proches :
Ce mois-ci : tenir 3 sorties par semaine
Dans 2 semaines : réussir une sortie longue de 2h
Cette semaine : boucler mes 4 entraînements
Chaque étape franchie libère de la dopamine et nourrit votre motivation.
Erreur #2 : se définir uniquement par ses chronos et performances
L'erreur typique : "Je suis un marathonien à 3h45", "Je fais du trail mais je suis lent", "Je ne suis pas un vrai ultra-traileur tant que je n'ai pas fait 100 km".
Pourquoi ça sabote votre performance : quand votre identité se fusionne avec votre performance, chaque mauvaise course devient une crise existentielle. Chaque blessure menace qui vous êtes. Vous perdez le plaisir et transformez votre pratique en source d'anxiété.
La solution en préparation mentale :
Élargissez votre identité. Vous êtes aussi : parent, professionnel, ami, créatif, curieux. Le coureur n'est qu'un versant de votre montagne, pas toute la montagne.
Exercice : listez 5 choses qui vous définissent sans rapport avec la course. Relisez cette liste avant chaque entraînement.
Erreur #3 : nourrir son anxiété par des automatismes inconscients
L'erreur typique : consulter les infos en boucle, scroller sur les réseaux sociaux avant de dormir, regarder les performances des autres coureurs, écouter des contenus anxiogènes pendant l'entraînement.
Pourquoi ça sabote votre performance : ces automatismes maintiennent votre cerveau en état d'alerte permanente. Votre cortisol reste élevé. Vous créez littéralement un circuit d'anxiété dans votre cerveau sans vous en rendre compte.
La solution en préparation mentale :
Posez-vous cette question avant chaque action automatique : "Est-ce que j'en ai vraiment besoin ?"
Remplacez un automatisme anxiogène par une action consciente :
Au lieu d'allumer la télé en rentrant : mettez de la musique
Au lieu de scroller avant de dormir : lisez 10 pages
Au lieu de comparer vos perfs aux autres : célébrez vos propres progrès
Erreur #4 : porter des lunettes mentales négatives sans s'en rendre compte
L'erreur typique : "Je suis nul en descente", "Je ne suis pas fait pour les longues distances", "Les côtes, c'est mon point faible".
Pourquoi ça sabote votre performance : ces croyances agissent comme des filtres. Votre cerveau cherche activement les preuves qui les confirment et ignore tout ce qui les contredit. Vous créez votre propre réalité limitante.
La solution en préparation mentale :
Identifiez vos lunettes mentales. Demandez-vous : est-ce un fait objectif ou un filtre ?
Cherchez 3 contre-exemples où cette croyance n'était pas vraie.
Reformulez en version neutre :
❌ "Je suis nul en descente"
✅ "Les descentes sont techniques pour moi, je progresse"
Erreur #5 : utiliser un discours intérieur nocebo pendant l'effort
L'erreur typique : "Je vais craquer", "C'est trop dur", "Je ne vais jamais y arriver", "Je suis nul", "Après le km 30 c'est l'enfer".
Pourquoi ça sabote votre performance : les mots ont un poids neurochimique réel. Chaque prédiction négative active les circuits de la menace dans votre cerveau. Vous créez des prophéties auto-réalisatrices : vous vous prédisez l'échec, et votre cerveau fait tout pour que ça arrive.
La solution en préparation mentale :
Remplacez les pensées nocebo par des pensées neutres ou positives :
"Je vais craquer" → "C'est intense, j'ajuste mon allure"
"C'est trop dur" → "C'est difficile et je gère"
"Après le km 30 c'est l'enfer" → "Le km 30 est juste une étape, pas un mur"
Parlez-vous comme à quelqu'un que vous voulez voir réussir.
Conclusion : la préparation mentale, ce n'est pas du luxe, c'est une nécessité, un levier d'avenir et de performance durable.
Ces 5 erreurs mentales sabotent la performance de milliers de coureurs et traileurs chaque année. Pas par manque de talent ou d'entraînement, mais par manque de préparation mentale.
La bonne nouvelle ? Ces erreurs se corrigent. Avec les bons outils mentaux, vous pouvez :
Maintenir votre motivation sur la durée
Retrouver le plaisir de courir
Réduire votre anxiété pré-course
Changer vos croyances limitantes
Performer à la hauteur de votre préparation physique
Le mental, ça se travaille. Tout comme vos sorties longues et vos fractionnés.
Habilités physiques et mentales méritent la même attention.
Je propose un accompagnement sur mesure en préparation mentale pour identifier vos blocages spécifiques et construire des outils mentaux personnalisés grâce à une approche basée sur les neurosciences. On se rencontre pour parler de tes ambitions ?


